Maintenant

description

Cadrage serré, plan rapproché dans un véhicule de transport. À droite, très près, un visage masculin de profil occupe la moitié du cadre, casquette bleue, barbe poivre et sel, peau granuleuse éclairée par une lumière froide. Au fond à gauche, un passager assis penche la tête, main sur le front, regard vers un écran tenu près du sac vert vif posé sur les genoux. Entre les deux, une figure debout, veste sombre, jupe courte, main agrippée à une barre verticale. Parois cannelées noires d’un soufflet d’articulation, porte métallique et poignée tubulaire, sol à relief antidérapant. Couleurs désaturées sauf le vert du sac. Netteté marquée sur le premier plan, arrière-plan plus doux, bruit léger. Axe légèrement incliné, lumière diffuse, dispositif compact, frontal, stabilité assurée par les verticales des barres et des cannelures.

analyse

Nous observons une scène de transport collectif où la proximité gouverne la lecture. La succession de cannelures noires, de barres métalliques et de surfaces antidérapantes installe une cadence d’éléments répétitifs propre aux zones d’articulation. Le cadrage très proche du visage au premier plan transforme la peau, la laine de la casquette et la barbe en matières principales, tandis que le reste du wagon demeure en second plan fonctionnel. La figure assise, absorbée par un téléphone tenu au-dessus d’un sac vert, signale l’époque de l’attention fragmentée, indice de la décennie des usages mobiles. La figure debout, main au mât, complète le triangle des postures : proximité contrainte, immobilité relative, circulation retenue. L’axe légèrement incliné et la profondeur courte évoquent une prise sur le vif, appareil tenu à la main, probablement smartphone ou compact, éclairage fluorescent ou LED. Les signes matériels — soufflet d’intercirculation, barres tubulaires, sol martelé, sac synthétique vif — situent prudemment la scène dans un métro ou tram d’une grande métropole européenne, entre la fin des années 2010 et le premier tiers du XXIe siècle. L’intention paraît documentaire, presque topographique : mesurer comment un visage, un écran, une barre se partagent l’espace minimal du déplacement, la technique du lieu cadrant les corps plus que l’inverse.

Restes du jeudi 17 mai 2018 ?

Visage ? Métro ?

Ailleurs :

Cette photographie argentique en noir et blanc, prise en novembre 1999, capture une scène animée d’une rue urbaine. Des véhicules, dont des voitures, des bus et une camionnette marquée “Police”, circulent. Les bâtiments à l’architecture classique bordent l’arrière-plan. La chaussée semble humide, suggérant une récente pluie. On distingue des feux de circulation et un panneau publicitaire. Les numéros “28A” en bas à gauche et “29” en bas à droite indiquent qu’il s’agit peut-être d’une séquence d’un film argentique.

Dans la rue ?

Visage, métro. Journal du dimanche 30 juin 2019.

Visage, métro.

Métro.

Visage ? Métro ?

Visage ? Métro ?

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