Projection anthropomorphique. Transfert émotionnel. Solitude et liaison. Identité et effacement. Autoportrait projeté. Fiction de survie.
Les objets fabriqués par les humains tendent à reproduire des formes qui leur ressemblent.
Cette perception peut également relever d’une projection du regard.
La répétition de formes faciales dans les objets est interprétée comme une projection anthropomorphique liée à l’obsession humaine pour sa propre image.
La projection d’un visage sur ces objets permet d’y transférer des états émotionnels.
La série débute dans une période de forte détresse et de solitude.
La recherche de visages constitue alors une forme de soutien.
Les photographier produit une forme de liaison.
Le regard photographique affirme la présence de ce qui est généralement ignoré.
Cette projection correspond à une sensation personnelle de ne plus être regardé.
Cette période est associée à une perte d’identité.
Des identités parallèles servent à reconstruire une identité personnelle.
Cette identification repose sur une perception commune de solitude et d’effacement.
Cette recherche est liée à une sensation de ne plus être soi-même regardé.
La projection de visages dans les objets produit une connexion indirecte avec les autres humains.
La série est finalement comprise comme un ensemble d’autoportraits.
Le projet constitue une fiction construite pour survivre à une fiction antérieure.
Les humains produisent des fictions successives qui se remplacent les unes les autres.