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description

Cette photographie en noir et blanc montre une scène urbaine nocturne, dominée par la façade lumineuse d’un établissement de divertissement pour adultes nommé « SEXODROME ». L’enseigne en néon éclaire puissamment l’espace et attire le regard. Plusieurs panneaux annoncent : « SALONS PRIVES », « PEEP SHOW », « LIVE SHOW », « CINEMAS », ainsi que « CINE VIDEO ». Le bâtiment occupe un angle d’immeuble haussmannien typique, identifiable à ses balcons en fer forgé et ses fenêtres régulières. Des voitures — principalement des modèles européens des années 1980 ou début 1990 — sont garées le long de la rue. Une silhouette floue traverse la chaussée au premier plan, ajoutant un effet de mouvement à cette composition statique. L’image, cadrée avec des marges noires et des perforations apparentes sur le côté gauche, évoque un tirage de contact ou une numérisation de pellicule argentique. Sur le plan technique, l’image révèle une bonne maîtrise du contraste en basse lumière : les néons tranchent sur le fond sombre sans surexposition excessive. Le grain visible et les marges évoquent une prise de vue en argentique, probablement en 35 mm.

analyse

Symboliquement, cette photographie capte un fragment du paysage nocturne parisien — un Paris à la fois touristique et transgressif, entre marginalité et attraction. L’enseigne « Sexodrome », emblématique du quartier Pigalle, évoque une époque où la représentation du sexe dans l’espace public était à la fois commercialisée et cantonnée à certains quartiers tolérés. Ce cliché peut être vu comme un document social, témoin d’une époque où la sexualité s’affichait dans l’urbanité sous une forme codifiée et spectaculaire. Le fichier s’intitule « 1999-11_04_WP.webp », ce qui suggère une prise de vue datant de novembre 1999. Cela correspond bien aux éléments visuels : les voitures visibles (Renault 5, Peugeot 205, etc.) sont typiques des années 1980-90, encore largement présentes à cette époque. L’absence de modernité technologique (pas de smartphones, ni écrans LED) renforce cette datation. Le format du fichier (WEBP) indique qu’il a été converti ou numérisé plus tard, mais l’image source est clairement argentique. L’architecture, les enseignes en français, ainsi que l’identification explicite du « SEXODROME » — lieu situé boulevard de Clichy, à Paris — permettent de situer cette photo très précisément à Paris, dans le quartier de Pigalle. Ce quartier, longtemps associé aux cabarets, aux sex-shops et aux spectacles érotiques, était à la fin du XXe siècle un haut lieu de la nuit parisienne, en pleine mutation à l’aube des années 2000.

Restes du jeudi 4 novembre 1999 ?

Le Sexodrome ? Monumental sex-shop ? Boulevard de Clichy ? Paris 18e ?

Ailleurs :

Des bretons place des Abbesses, Paris 18e.

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Philippe Tabagie. Jemmapes street, Port-Louis, Maurice.

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La Porte de Clignancourt en travaux ? De nuit ?

Des canettes abandonnées sur une grille de fenêtre. Journal du 10 novembre 2024.

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Réverbère, arbre, immeubles. Villa Gagliardini, Paris 20e.

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