Cadrage serré, axe frontal, plan médian centré sur le bas du corps d’une personne assise. Les mains apparaissent ouvertes, doigts relâchés, paumes partiellement visibles. Les avant-bras sont enveloppés dans un tricot rouge à mailles épaisses ; par-dessus, une veste grise molletonnée, ouverte. Le tissu bleu d’un t-shirt dépasse à la jointure. Le pantalon, en velours côtelé sombre, montre plusieurs zones d’usure blanchies. Les jambes sont croisées, genoux inclinés vers la droite. À gauche, un montant métallique de fauteuil, tube noir brillant ; au fond, tiroirs de bois, objets domestiques. Éclairage frontal, probablement flash direct, produisant un aplatissement du relief. Netteté homogène, grain numérique fin, profondeur réduite. L’ensemble se stabilise par le plan des cuisses et la symétrie approximative des bras.
La composition isole le corps dans sa portion médiane : absence de tête, neutralisation de l’expression. Le vêtement devient surface d’observation : laine rouge, coton gris, velours noir structurent une gamme de textures domestiques. Le dispositif frontal et la lumière dure suppriment la profondeur, affirmant une fonction d’enregistrement immédiate. Les indices matériels – chaise tubulaire, tiroirs vernis, câble fin enroulé autour du tissu – désignent un intérieur ordinaire du début du XXIᵉ siècle, capté par appareil compact. L’image documente le vêtement et la posture plus que la personne ; elle mesure la matière textile, la fatigue du tissu, la tension des doigts. Nous situons prudemment la prise entre 2000 et 2010, contexte domestique européen, éclairage artificiel ponctuel.