Plan large orienté vers le ciel, centré sur un oiseau solitaire en vol, sa silhouette noire se détachant sur un fond de nuages diffus. La composition occupe presque tout le cadre d’une vaste étendue atmosphérique, où le bleu pâle à gauche se mêle à des teintes plus chaudes, crème et rosées, sur la droite. La lumière naturelle, douce et latente, laisse deviner la fin du jour. L’oiseau, saisi à distance, n’est identifiable que par la forme étendue de ses ailes et l’inclinaison de son corps, suspendu au centre d’un espace sans repère terrestre.
Cette image paraît appartenir à une série d’observations du ciel où le vivant devient point de mesure du vide. Le cadrage minimal et la proportion disproportionnée entre sujet et fond suggèrent une réflexion sur l’échelle, la perception et le temps. L’oiseau, réduit à une trace, incarne la mobilité dans un environnement presque abstrait. L’ensemble laisse penser à une pratique photographique contemplative du début du XXIᵉ siècle, réalisée dans un cadre naturel au moment du couchant.